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Écologie, transition, luttes...

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Inondations automnales


Nous avons vécu ces 3 et 4 octobre l’aggravation des extrêmes du climat méditerranéen.  Après un été extrêmement sec, la quantité d’eau dans le sol et dans les nappes phréatiques a drastiquement baissé. Les fortes chaleurs ont également provoq ué une augmentation de l’évaporation de l’eau à la surface de la mer. Ainsi, il y a plus de vapeur d’eau dans l’air, qui, lorsqu’elle rejoint des collines et montagnes, engendre des pluies soudaines et fortes. Ce qui est appelé un « épisode méditerranéen » se produit désormais de plus en plus fréquemment.  

Même si cet épisode n’est pas à lui seul, un signe irréfutable et majeur du dérèglement climatique dans notre région, il nous a tout de même permis de mettre au jour la non-résilience de la ville face à tant de pluies.

Ce qui s’est joué en début de semaine, est le résultat d’une politique de bétonisation et d’artificialisation des sols. Les récents travaux dans le centre-ville, notamment sur La Plaine, l’attestent : pas de terre autour des arbres ni d’herbe pour les jeux d’enfants.

Lorsque les sols sont artificialisés, la terre ne peut plus jouer son rôle de capture d’eau, et par là même remplir les nappes souterraines. La pluie ruisselle, sans pouvoir s’imprégner dans la terre, et entraîne le débordements des égouts ou du Vieux-Port. En plus de diminuer les inondations, la dé-bétonisation des villes laisse place à plus de verdure et de nature, qui sont autant d’alliés face aux changements climatiques.

Pourtant, la métropole Aix-Marseille-Provence a adopté un plan climat nettement en deçà du rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre, et continue d’obstruer les avancées nécessaires dans ses domaines de compétence : transports, déchets, aménagement du territoire. La mairie de Marseille a décrété l’état d’urgence climatique, nous attendons encore des actions concrètes.

Afin de palier à ces manquements, des collectifs et associations s’emploient à accélérer les choses, par exemple en lançant des actions de végétalisation. C’est le cas de Marseille en Transition, qui organise toute une semaine d’activités dans ce sens aux Chartreux, du 25 octobre au 1 novembre. Pour en savoir plus.

 

Pollution de l'air et enfance fragile


L'UNICEF et le Réseau Action Climat (RAC) viennent de publier leur dernier rapport autour de la pollution de l'air. Le partenariat de ces deux organisations a permis d'axer la question autour des enjeux de la pollution de l'air chez les enfants.

Saviez-vous que plus de trois enfants sur quatre respirent un air pollué, en France ? L'importance de ce chiffre est expliqué par la concentration des populations, et donc des enfants, en ville.

On sait en effet que le trafic routier est une des causes majeures de la pollution atmosphérique (63% des émissions d'oxydes d'azote et 18% des émissions de particules fines). Or, à Marseille, ce sont même des autoroutes qui passent au cœur de la ville.

Le rapport met également en évidence la plus grande exposition des enfants pauvres à ce type de pollution. Ce qui ce confirme à Marseille, puisque l'A55 passe dans les quartiers de l'Estaque ou encore de Saint Antoine tandis que l'A7 longe la Belle-de-Mai et Sainte Marthe.

De plus, il est fréquent que les zones urbaines délaissées et défavorisées par les politiques publiques soient le lieu d'un cumul d'expositions néfastes : "qualité de l'air intérieur dégradé, plus forte exposition au bruit" ou encore une mauvaise isolation. Dans ces mêmes zones, il manque cruellement d'espaces verts, de parcs et d'aires de jeux, alors qu'ils pourraient contrebalancer quelque peu les effets délétères mentionnés ci-dessus.

 Enfin, ces expositions répétées peuvent entraîner des pathologies parfois lourdes chez les enfants, qui peuvent perdurer à l'âge adulte. C'est pourquoi les deux organisations lance un appel à ce que "la lutte contre la pollution de l'air [soit] un levier d'action au service de la lutte contre les inégalités".


Afin de palier à l'absence de politiques publiques effectives de réduction de cette pollution à Marseille, le collectif Marseille en Transition s'attache à végétaliser le quartier des Chartreux du 25 octobre au 1er novembre 2021.


Source : rapport "De l'injustice sociale dans l'air - Pauvreté des enfants et pollution de l'air" - UNICEF France & Réseau Action Climat 2021

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Victoire contre Amazon !


Le géant du commerce en ligne américain, Amazon, encaisse en ce moment plusieurs déroutes. Finalement, le greenwashing de l’entreprise (le nom empruntant à la fois au fleuve et à la mythologie) ne passe pas inaperçu et entraîne même une levée de boucliers.

A quelques jours du Black Friday, nous pouvons malgré tout nous réjouir que l’entrepôt d’Amazon du Pont du Gard ne verra pas le jour. Le Tribunal Administratif de Nîmes n’a pas accordé l’autorisation environnementale pour les 38 000 m2 du projet, qui devait voir le jour sur des terres agricoles, grâce à la présence d’une espèce protégée, la pie grièche méridionale. En plus de la bétonisation, c’est une augmentation énorme du trafic routier qui ont été évité.

Le projet de Fournès aurait, contrairement à ce qu’Amazon affirme, eu un impact négatif sur le commerce local. En effet les centres-villes d’Arles et de Nîmes, déjà en proie à un manque criant de commerces de proximité, n’aurait pas fait le poids face au géant de l’e-commerce.

Cette victoire, associée à celles de Montbert et d’Ensisheim, donne de l’espoir aux luttes anti-Amazon et aux commerçants de proximité. Pour autant, tout n’est pas gagné, puisque le Gouvernement est complice de cette frénésie d’expansion : pas de moratoire pour l’implantation de nouveaux entrepôts d’e-commerce ni d’évaluation d’impact car exempts d’autorisation commerciale.

Il faut donc continuer la pression institutionnelle pour empêcher les avancées d’Amazon en France, entreprise néfaste pour le climat, les emplois et championne de l’évasion fiscale.

Pollution de l'air - Marseille championne


Marseille est une ville dans laquelle il fait bon vivre, les calanques et la proximité quotidienne avec la mer donne à notre chère ville un air de vacances. Sauf que cet air se voit fortement pollué, en 2018 les habitant·es de Marseille ont été exposé·es à des quantités de dioxyde d’azote et de particules fines supérieures aux limites réglementaires. De plus, des pics de concentration d’ozone sont à noter en 2018 et en 2019.

D’après Atmosud, l’observatoire de la qualité de l’air en PACA, les sources de pollution majoritaires sont les grandes villes où la population est plus exposée. Cela se vérifie pour Marseille, qui « regroupe des zones d’activités artisanales et commerciales, une zone portuaire, un aéroport international qui font partie des sources de pollution en lien avec le trafic important de véhicules particuliers et de poids lourds associé et leurs activités propres ».

Le cas du port est particulièrement important, surtout au niveau de l’Estaque, où un collectif d’habitants lance une pétition à destination des élu·es et des décideurs du GPMM (grand port maritime de Marseille). En effet, aux abords de l’Estaque, les concentrations de particules fines sont jusqu’à cinq fois supérieures à celles du centre-ville. Les émissions sont essentiellement dues aux bateaux de croisière stationnés à la forme 10 pour réparations, puisqu’ils sont alimentés 24h/24 par des groupes électrogènes fonctionnant au fuel.

Nous nous joignons à l’appel lancé par les habitant·es du village de l’Estaque afin d’accélérer l’électrification des quais du GPMM. 

Afin de soutenir les luttes de notre territoire et de redonner de la visibilité à cette mobilisation, nous vous invitons à signer cette pétition.

« Les vies humaines doivent primer sur l'économie.
Nous devons nous battre pour nos enfants et pour le respect de notre planète. »

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